• Nivellement par le bas

    Le tirage au sort ! Non, mais je rêve ! Le nul est sélectionné et le champion recalé !

    La suppression du redoublement (qui flatte l'ego des parents) a déjà baissé le niveau des connaissances. Cette année, le niveau du CAPES a été abaissé (bonjour l'arrivée de profs qui savent même plus orthographier correctement et rédiger le français !)

    Je suis pétard, de chez pétard !

    Le baccalauréat au rabais n'est pas une garantie de qualité. Les employeurs le savent bien et ils n'ont guère envie d'embaucher des nuls !

    Le niveau était déjà médiocre il y a un quart de siècle, lorsque mon fils était entré au collège et que le prof d'allemand avait fait une faute d'orthographe dans la langue de Goethe au tableau !  C'était lors de la réunion d'accueil des familles et des élèves pour l'entrée en sixième. Je m'étais mordue la langue de peur que l'on se vengeât ensuite sur le fiston.

    Déjà, en primaire, mon fils avait travaillé sur des ronéotypés de mauvaise qualité !

    Un jour je relevais une faute d'orthographe commise par la maîtresse. Conflit entre mère et fils :

    - "Tu mens, me répond vertement le bambin

    - Regarde dans le dictionnaire ! Là, tu vois, j'ai raison.

    - Le dictionnaire ment !" (scène qui s'était déroulée fin des années 80)

    Purée !!!

    Nivellement par le bas

    Je crains le pire pour mon petit-fils qui n'a pas encore 48 heures d'existence, à l'heure où je rédige ce texte.

     


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  • Du Harcèlement

    Je suis lasse, grandement, de toutes ces histoires qui relèvent du harcèlement. Cette longue campagne d'un trimestre, secouée de scandales avérés ou non, m'a épuisée.

      

    Au XVIIIème siècle, en 1775 plus exactement, Beaumarchais publia "Le Barbier de Séville"

    La Calomnie

     La calomnie ! Monsieur, vous ne savez guère ce que vous dédaignez ; j'ai vu les plus honnêtes gens près d'en être accablés ; croyez qu'il n'y a pas de plate méchanceté, pas d'horreurs, pas de conte absurde qu'on ne fasse adopter aux oisifs d'une grande ville, en s'y prenant bien... D'abord un bruit léger, rasant le sol comme une hirondelle avant l'orage... telle bouche le recueille, et, piano, piano, vous le glisse en l'oreille adroitement ; le mal est fait : il germe, il rampe, il chemine, et, rinforzando, de bouche en bouche, il va le diable ; puis tout à coup, ne sait comment, vous voyez la calomnie se dresser, siffler, s'enfler, grandir à vue d'œil ; elle s'élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne et devient un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription.

    (Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, Barbier de Séville)

        

     Que dire aujourd'hui avec la toile et ses réseaux sociaux ! la rumeur couvre le globe en quelques secondes !

       

    Cela fait des millénaires que l'on travaille en famille. Et, aujourd'hui, cela deviendrait illégal ? De qui se moque-t-on ?

    Si l'emploi n'est pas fictif, je ne vois pas où est le problème.

    Dans la grande entreprise, du secteur tertiaire, dans laquelle j'ai fait toute ma carrière, la tradition voulait que l'on embauchât en priorité les enfants des employés, pour des raisons de sécurité. On avait confiance aux parents, donc, à quelques exceptions près, les enfants étaient fiables.

    Dans l'agriculture, l'artisanat, le petit commerce, on travaille en famille pour des raisons économiques évidentes.

    Et les politiciens n'auraient pas le droit de faire travailler leurs proches ?

    Soyons raisonnables ! Ne nous laissons pas manipuler par des journaux en mal d'impression et de reconnaissance mégalomane !

         

    Bien entendu, j'honnis les emplois fictifs.

    Très bonne journée.

     

     

     


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  • Enfin, les iris !

    Avant-hier le soleil dardait, mes chats planqués dans les coins ombrés. J'examinais les iris et ressentais une vive déception devant les boutons d'iris jaune.

    - "Oh ! là ! là ! La pluie les a pourris !" Ainsi, pensais-je, moi qui n'avais jamais regardé poussé un iris de ma vie.

    Quand je travaillais, j'étais trop fatiguée pour jardiner. Vive la retraite ! Moment où l'on découvre, comme une gamine, ce que la vie nous a refusé jusqu'alors.

    Au côté des couleurs chaudes, jaillissent avec éclat, les couleurs froides :

    Enfin, les iris !

    Enfin, non pas vraiment froides, le rouge domine dans ce violet orné d'un bel orange.

    Je suis consolée.

    Enfin, les iris !

     


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  • Alea jacta est

    Et voilà, le sort en est jeté !

    Le suspense règne et enflamme les esprits. Avenir incertain.

     
    Auparavant, j'avais l'esprit occupé par les "métro, boulot, dodo". Le soir, à 21 h à peine, je m'écroulais. Je ne pensais qu'au travail et aux soucis familiaux. Alors, la politique .... du superflu.  
    Aujourd'hui, je suis à la retraite et m'intéresse enfin à la vie publique. Depuis, le mois de novembre, je regarde les Grandes Gueules (j'aime bien voir la physionomie des participants - j'écoute mieux).  
    Quel cirque cela fut il, cette année ! J'avais honte. J'avais pensé à un duo final entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Quel ridicule, le dernier débat ! Des chamailleries de cour d'école. J'avais éteint la télé au bout de 10 minutes.  
    Pour l'instant l'avenir est incertain. Je ne m'attends pas à des miracles ! Attendons de voir ! 

    Pour l'instant, mes marmonnements, sont célés dans un tiroir.
      

     


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  • Tulipes-pivoines 2016

    Tulipes-pivoines en avril 2016

     Ainsi ressemblaient mes tulipes-pivoines l'année dernière, lors de leur première floraison.

    J'en avais peint un tableau.

    Cette année elles ressemble à ceci :

    Tulipes-pivoines 2017

    Elles sont toujours belles, mais pas la magnificence originale de l'année dernière.

    Que sont mes tulipes-pivoines devenues ?

    La nature a décidé de prendre les choses en main. Elle a pris le dessus sur les manipulations génétiques qui avaient conduit à cette particularité que j'ai pu admirer l'année dernière.

    La forme des pétales n'a pas changé. Pour l'avoir peint, j'en reconnais chaque détail. Chaque pétale est à sa place : les courbures, la dentelle,l'écartement. C'est bien elle. Elle a juste refait son maquillage.

    J'ai pris la photo ce matin vers huit heures et j'y aperçois quelques gouttes sur un pétale.

    Que sont mes tulipes-pivoines devenues ?  

    C'est elle ! C'est elle ! Je la reconnais ! Elle a changé de robe, mais je la reconnais.

    Que sont mes tulipes-pivoines devenues ?   

    J'ai retrouvé  la photo du tableau que j'avais peint l'année dernière, afin d'habiller un mur étroit, entre deux portes se faisant face sur le palier du haut.

    tableau 2016

    Je suis une piètre photographe, car au naturel, les couleurs sont moins foncées, mais c'est ressemblant.

     


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  •  

    Vacuité finissante

    Cœurs de Marie.

    Doucement,

    S'installe le printemps.

      

    Les jours s'allongent, la luminosité revient et nous ramène à la vie. La mélancolie hivernale est encore là, mais elle s'estompe à petit pas réguliers. La longue vacuité s'amenuise

      

    Le jardin explose de splendeur. Monsieur et moi nous nous armons de nos outils et commençons le grand nettoyage.

    Les cœurs de Marie n'ont jamais été aussi volumineuses et engloutissent la maigrichonne véronique qui se meurt, comme sa sœur plantée dans un autre parterre.

    Je guette les boutons prêts à éclore des tulipes pivoines, mes préférées. Cette année, elles  m'offriront encore un beau tableau. Je les croquerai au pastel, cette fois.

      

    En ce samedi ensoleillé, la vacuité semble s'être renfrognée dans sa grotte.


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  • Tutoiement et Vouvoiement

    Que symbolisent aujourd'hui le tutoiement et le vouvoiement ?

    Tutoiement et Vouvoiement

    Sur la toile, on tutoie des inconnus que l'on ne rencontrera jamais.

    Le tutoiement offrirait-il, dans cet espace l'illusion d'une intimité qui n'existe pas dans la réalité ? Ce qui me gêne dans les messages virtuels, c'est l'absence de la gestuelle qui aide à la compréhension des mots. Nous possédons chacun une histoire personnelle qui nous conduit à une interprétation différente des mots. Comme si nous ne parlions pas la même langue.

    La vidéo pallierait-elle à ces différences d'interprétation ? Pas sûr. Pour moi, la vidéo représente une violation de l'intimité, une mise en danger de soi. On ignore qui nous regarde.

    Quand je rédige un commentaire je veille à exprimer courtoisie et respect. Je le dois à la personne qui a créé le blog que je visite.

    Tutoiement et Vouvoiement  

    Depuis novembre l'émission les "Grandes Gueules" que l'on écoutait seulement sur la radio RMC, passe sur la chaîne télévisée numéro 23.

    Le tutoiement règne entre les participants. Pourtant, chaque Grande Gueule appartient à un milieu social différent de celui des autres. C'est comme si le tutoiement maintenait un lien dans ce groupe hétérogène dont les opinions divergent.

    Tutoiement et Vouvoiement  

    J'ai tutoyé mes collègues et la proche hiérarchie pendant quarante ans.

    J'ai été tutoyée seulement par deux clients :

    - le premier, faisait la manche déguisé en père Noël dans un couloir de la gare du Nord

    - le deuxième, quelques années plus tard,  était le compagnon, d'une cliente aisée et exigeante. Ma courtoise et mon dévouement à leur égard m'avaient valu, au fil des mois, l'amitié de ce couple.

    Mais je n'ai jamais osé tutoyé en retour. Je m'arrangeai pour que mes paroles ne fassent pas appel au vouvoiement ou au tutoiement. Pour ne pas offenser.

    J'ai achevé ma carrière aux Ressources Humaines.

    Je tutoyais les jeunes directeurs d'agence qui avaient l'âge d'être mes enfants. Le tutoiement réciproque tissait une intimité qui favorisait leurs confidences quand ils n'en pouvaient plus. Ma collègue et moi prenions le temps de les écouter et de leur parler.

    Tutoiement et Vouvoiement  

    Le vouvoiement était réservé au staff du groupe qui nous méprisait.

    "Vous me méprisez, je vous méprise"

    Tutoiement et Vouvoiement  

    Je me souviens que lorsque j'ai été embauchée au début des années 70, on vouvoyait la chef de service. Nous tutoyions les collègues déjà en place et les interpellions par leur nom, car c'était l'usage.

    Il y a eut beaucoup d'embauche ces années-là. Nous sortions tous du lycée pour la plupart. Nous usions de nos prénoms, surnoms et du tutoiement. Nous déjeunions ensemble, sortions ensemble le week-end et pendant les vacances.

    Mai 68 était passé par là. Nous nous sommes cotoyés , pour certains et certaines, sur le lieu de travail pendant plusieurs décennies.

    Alors, quand le pli est pris ... même la privatisation n'y a rien changé.

    Tutoiement et Vouvoiement  

    Dans le groupe d'aquarelle que je fréquente, j'ai tutoyé, bisouté et usé des prénoms dès que je suis arrivée en septembre.

    J'ai besoin d'une ambiance amicale.

    Tutoiement et Vouvoiement  

    Un jour ma mère m'expliqua qu'un couple de leurs amis vouvoyaient leurs enfants et que nous devrions manger à part des adultes.

    J'avais moins de huit ans et j'en fus offusquée. Je me suis sentie humiliée et rejetée.

     


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  • Spirales

    Ce blog accueillera un pêle-mêle. Les articles ne seront pas quotidiens, car d'autres activités occupent mon temps.

    L'image ci-dessus est un dégradé de forme, construit avec le logiciel Illustrator.

    Je n'ai pas encore terminé le graphisme du blog, mais je viens quand même vous saluer.


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